Projet de Résilience Inclusive et Durable des Agriculteurs et Pasteurs du Mali (RIDAP)

Publication Date: 15/09/2018

Le secteur de l’agriculture et l’élevage est fortement fragmenté, prédominé par l'agriculture de subsistance et l’élevage extensif itinérant. Selon le dernier recensement agricole de 2004, le Mali compte environ 800.000 fermes qui emploient 8,9 millions de personnes. La plupart sont des petites exploitations. Soixante-huit % des producteurs travaillent sur des exploitations inférieures à 5 hectares (ha), tandis que 18 % disposent de 5 à 10 hectares de terres, mais manquent de matériel indispensable à leur activité. L’effectif du cheptel est estimé à 11 419 900 bovins, 17 400 000 ovins, 24 023 800 caprins, 561 500 équins, 1 099 900 asins et 1 192 900 camelins selon la DNPIA en 2017 avec un PIB au prix curant pour l’élevage et la pêche estimé à 1 214 milliards de F CFA contre 3 412 milliards pour tous le secteur primaire. En outre, une grande partie du réseau de pistes rurales qui permet l'accès au bassin de production agricole, n'est pas praticable pendant la saison des pluies, ce qui empêche les producteurs d'accéder aux marchés urbains et d'exportation. Ce qui fait que les exploitations agricoles familiales restent en marge des opportunités de croissance. Derrière cette absence d'intégration des exploitations agricoles familiales au détriment d'une plus grande productivité - chaines de valeur créatrices et génératrices de valeur (notamment à travers la transformation de produits), se cache également un faible niveau d'organisation et de capacité des marchés. Ces conditions n’existent pas seulement au sein des marchés, où les plus grands opérateurs sont souvent absents, mais également au sein des organisations interprofessionnelles, coopératives et autres groupes professionnels. [54 pages]